Agir ensemble pour que chacun soit acteur de sa vie

Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Partager sur twitter

La crise des urgences en pédopsychiatrie

Claude Guittin, Directeur du champ Soin et Handicap, fait état de la situation de grave pénurie de places d’urgence en pédopsychiatrie et des conséquences importantes qu’elle a pour nos CMPP, confrontés au fait que les services de pédopsychiatrie de l’hôpital Mignot ou du Centre Hospitalier de Rambouillet sont totalement saturés. Voici ce que nous en disait le Professeur Mario Speranza et le Dr Hélène Lida-Pulik dans un mail adressé à tous les CMPP associatifs en février dernier : « Nous sommes obligés de réduire de manière très significative nos réponses Creop (Consultation rapide d’évaluation et d’orientation pédopsychiatrique) pour l’ensemble des CMP et CMPP de nos intersecteurs des Yvelines Sud pour nous focaliser sur la gestion des passages par les urgences. Nous n’allons pas arrêter totalement les consultations de crise mais nous vous invitons à faire une sélection stricte des demandes. » 

________________

Nous relayons ici la tribune « Sommes-nous vraiment prêts à “trier” les enfants et adolescents suicidaires ? » publiée dans le Monde le 24 mars 2021 par un collectif emmené par Lisa Ouss, pédopsychiatre à l’hôpital Necker.

« Sommes-nous vraiment prêts à “trier” les enfants et adolescents suicidaires ? »

TRIBUNE Collectif

Depuis le début de la crise sanitaire, idées et pulsions suicidaires chez les plus jeunes déferlent, alerte un collectif emmené par Lisa Ouss, pédopsychiatre à l’hôpital Necker.

Tribune. Comment répondre à ce dilemme impossible : trier les enfants et adolescents que l’on va hospitaliser après un geste ou une intentionnalité suicidaire forte ? Si les actes ou idées suicidaires des jeunes ont diminué pendant le premier confinement, ils déferlent depuis l’automne, peut-être à la faveur d’un discours fataliste sur une jeunesse sacrifiée.

La seconde vague psychiatrique nous submerge, et nous, les pédopsychiatres, psychiatres, psychologues, acteurs du soin psychique, avec l’aide précieuse des pédiatres, malgré les alertes lancées depuis longtemps, écopons la catastrophe annoncée mais désormais quotidienne. Or, un geste ou une intention suicidaire, chez un enfant ou un adolescent, marque une détresse qui doit être immédiatement entendue, accompagnée, dans toute la complexité d’un environnement scolaire, familial, sociétal que le contexte actuel fragilise.

Pour ce faire, il faut du temps, une écoute, un espace, et celui de l’hôpital est un nécessaire refuge, à l’abri des turbulences. Or, il devient extrêmement difficile – voire impossible – d’hospitaliser rapidement un enfant ou un adolescent qui présente de telles pensées ou est passé à l’acte. Nous ne voulons pas « trier » les patients Covid-19, sommes-nous vraiment prêts à « trier » les enfants et adolescents suicidants ? … »

Lire la suite 

Laisser un commentaire

Partager l'article

Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Restez informé

Suivez toute l’actualité de la Sauvegarde des Yvelines sur ses réseaux sociaux

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies. En savoir plus